Savoir Revivre

Savoir Revivre

savoir revivreEn 1973, je vis à Paris. Je travaille dans le marketing.  J’ai 22 ans et la frénésie du travail est telle que je vis sur une autre planète. Le monde de la publicité est un monde artificiel. Nous n’avons pas d’horaire et le travail est si attractif que nous oublions de vivre la vie « normale » …. J’ai besoin d’air, de nature, de simplicité et je me dis que je ferai bien de faire une pause … Quelqu’un ramène au boulot un drôle de cahier avec des dessins très enfantins mais ça nous toque la cervelle … Rien que le titre …. là : « Savoir Revivre « . Qui plus est, c’est un gars qu’on connaît ! C’est le déclic ! Partir vivre une autre vie …. loin de la ville … loin des artifices …. et puis c’est tout un mode d’emploi ! Inscrit …. là dans ce grand livre quasiment écrit à la main.

C’est décidé ! Je pars cet été vivre cette aventure … ce ne sera pas Ibiza mais le Sud-Ouest de la France …. Pas d’argent de côté ! Mais tant mieux ! On sera obligé de faire face … et c’est ce que j’ai fait pendant 6 ans. Mon apprentissage, je l’ai fait avec ce livre. J’ai mis en application tout le contenu de cet ouvrage … J’aurais pu écrire mon livre aussi mais celui-ci est suffisant et apporte toutes les bases essentielles pour revivre de manière naturelle. Je le conseille à tous les amoureux de la simplicité du « retour à la terre« .

Voici les premières lignes en extrait de ce livre :

« 

À quoi bon lancer des cris d’alarme contre la société de consommation et d’industrialisation, contre la pollution qui en résulte, si nous continuons à faire vivre les industries qui nous empoisonnent et épuisent les ressources naturelles de notre planète !

Pourquoi entretenir les mauvaises herbes qui étouffent les légumes de notre jardin ?

Dans le tumulte de la foule indifférente des grandes cités, on ne perçoit plus les plaintes, alors n’usons pas le peu d’oxygène que nous reste à crier notre désarroi.

Allons plutôt réapprendre à vivre en se passant du produit de ces industries et retrouvons au contact de la nature les bases d’une véritable échelle des valeurs, devant le merveilleux équilibre biologique nous pourrons mesurer l’immensité du désordre de notre société.

Certes, nous aurons du mal à nous passer complètement de ces produits manufacturés, nous avons accumulé trop de vilaines manies pendant des générations.

Peut-être ne faudrait-il pas éliminer une production industrielle dans un intérêt commun et limité aux choses essentielles, mais comment les déterminer puisque nous avons précisement perdu la notion de l’essentiel ?

Mettons nos connaissances en veilleuse, allons méditer sur l’opportunité de leur utilisation. Reconsidérons les éléments primordiaux de notre existence.

Il faut avoir un puit pour connaître la valeur de l’eau… Il faut faire pousser un arbre pour hésiter avant d’en abattre un autre… Il faut savourer les légumes de son jardin pour savoir à quels succédanés nous étions accoutumés… Il faut couper son bois pour retrouver devant sa cheminé la véritable sensation du confort… Il faut confectionner ses propres vêtements pour ne plus avoir envie de subir les caprices de la mode… Il faut regarder vivre les animaux et les insectes avant d’exterminer quelques soit-disant « nuisibles »… Il faut retrouver la santé du corps et de l’esprit pour réaliser le plaisir de vivre et celui d’aimer.

Chaque année, des centaines de milliers de gens prennent conscience de la stérilité de leur vie sociale, éprouvent le pressentiment des grands bouleversements ou des cataclysmes qui n’épargnent que les peuples primitifs et ils partent pour réapprendre à vivre organiquement dans la nature.

Cette nature que la pluspart ont seulement abordée en vacances et en week-end, ceux qui n’ont jamais fait pousser qu’un haricot dans un coton humide à l’école communale, ceux qui voudraient bien construire un mur mais qui ne connaissent pas les proportions pour faire du ciment, ceux qui ont toujours pensé qu’il fallait un coq dans un poulailler pour que les poules puissent pondre, ceux qui sont désemparés lorsqu’ils n’ont pas de médecin pour soigner le moindre malaise, ceux qui s’imaginent qu’il faut être tailleur pour confectionner des pantalons ou boulanger pour faire du pain…

…Ce livre leur est destiné, il leur apprendra des choses simples et élémentaires, les éléments de base qui sont généralement formulés d’une manière trop complexe pour les « non-initiés » dans les ouvrages spécialisés, des recettes et conseils divers recueillis auprès de ceux qui ont vécu l’aventure en s’échappant des villes ; ils ont appris eux-même à revivre avec la nature et nous proposent dans ce livre les solutions aux difficultés qu’ils ont éprouvées.

En fait, il s’agit de remplacer le plus possible les produits du commerce par ce que l’on peut faire facilement soi-même, il ne faut pas espérer pouvoir vivre d’un jour à l’autre sur sa propre production mais on peut rapidement réduire au stricte minimum ses besoins financiers (surtout ceux qui vivent en communauté).

En retournant près de la nature, nous contribuons à la protéger, nous réintégrons notre élément naturel et cessons de collaborer avec une société dont la vitalité est basée sur le gâchis. Nous sommes peut-être les pionniers d’une grande migration vers un monde meilleur qui est à notre porte.

L’Homme s’obstine à inventer l’Enfer dans un monde paradisiaque. »

 Jacques Massacrier

A la fin des années 70, Jacques Massacrier a fui sa confortable vie de bobo parisien pour s’installer avec femme et enfants dans une petite maison avec un jardin dans la campagne d’Ibiza, loin de tout, dans un coin perdu de l’île, très loin de l’Ibiza carte postale. Là, il écrit un livre qui se veut le vade-mecum du nouveau Robinson : Comment construire sa maison, creuser un puits, capter une source, gérer ses déchets, cultiver un jardin bio, faire un compost, irriguer, faire une lampe à huile, du mortier, du plâtre, les enduits, mais aussi, comment coudre ses vêtements, cuisiner ses légumes, prendre soi de soi, soigner naturellement les petits bobos, prévoir le temps Son ouvrage Savoir Revivre a connu un immense succès : 400 000 exemplaires vendus, sans compter les innombrables lectures sur internet !

Je vous souhaite une bonne lecture de cet ouvrage-culte des années 70. Dites-moi ci-dessous ce que vous en pensez :

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2 réponses à Savoir Revivre

  1. Françoise Kavéri Adjam dit :

    Merci Jacqueline pour l’info sur le site « savoir-revivre » … pour tous ceux qui ne connaissent pas le livre, ils peuvent le télécharger.
    J’ai toujours mon exemplaire …

  2. Jacqueliine dit :

    C’était ma bible et je l’avais oubliée, merci de me l’avoir remis en mémoire. Revoir ces pages m’a fait revivre en arrière en Ariège des moments où je mettais en pratique ..pratiquement tout…C’est un livre intelligent et en en plus harmonieux et agréable à regarder.

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